Titre : La pause gourmande.
Auteur : sanrever
Adresse email de l’auteur : sanrever@hotmail.fr
Avertissements : NC 17
Catégorie : Humour, shipper
Personnages : Harm et Mac et les autres
Résumé : Fic pour les défis galette des rois et Saint Valentin
Qu'est ce que l'Amiral a dans la tête!
Les défis :
C’est le jour de la galette des rois, réunir une bande d’amis autour de cette galette. L’un d’eux tombe sur la fève et
doit choisir son roi ou sa reine. De plus, Les autres doivent leur donner un gage.
Expressions imposées :
espèce de vieux chacal
fusée rouge capitaine
minute papillon
Deux personnes passent une soirée romantique le soir de la st valentin
mots à mettre: "bikini", "se tourner les pouces" "oh capitaine mon capitaine" et "avoir deux mains gauche"
interdiction: d'employer et de conjuguer le verbe "aimer", le mot "fleur"
Disclaimer « La série JAG ne m'appartient pas. Elle est en la
possession de DPB, Bellisarius Production, CBS et Paramount. Je ne fais qu'emprunter les personnages un petit moment, mais je promets de les rendre plus tard. Je ne touche aucune somme d'argent
pour cette histoire. Ce n'est qu'un divertissement. »
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La pause gourmande
1ère partie
4 janvier 2005
QG du JAG
L’amiral AJ Chegwidden venait de passer de très bonnes fêtes de fin d’année mais quelque chose manquait pour que cette nouvelle année commence Sous les meilleurs auspices.
Mais déjà une idée germait dans sa tête. Tout d’abord, il devait envoyer ses deux meilleurs avocats sur une enquête à l’extérieur. Ensuite, réunir tous leurs amis autour de la traditionnelle galette des rois. Mais pour mettre son plan à exécution, il avait besoin de l’aide de quelqu’un. Qui mieux que Harriet Roberts pour remplir cette mission.
Il prit son téléphone et composa le numéro des Roberts. On décrocha rapidement.
_ Allo, Madame Roberts.
_ Allo, bonjour c’est l’Amiral Chegwidden.
_ Oh, bonjour Amiral !
_ J’aurais un service à vous demander.
_ En quoi puis-je vous aider ?
_ Alors voilà….
Aj expliqua les moindres détails de son plan à Harriet.
6 janvier 2005
16H00
Maison des Roberts
Harm et Mac étaient partis sur une enquête à bord du Patrick Henri. AJ et Harriet avaient réussi à réunir le reste de leurs amis autour de deux magnifiques galettes des rois. Sur la table trônaient ces dernières, l’une réservée aux femmes et l’autre aux hommes, de manière à avoir une reine et un roi.
Tous les invités étaient arrivés et il était temps de passer aux réjouissances. Le petit AJ sautait dans tous les sens, excité comme une puce à l’idée de désigner les parts de chacun. Il se glissa sous la table et attendit sagement les consignes de l'Amiral.
_ Moussaillon, prêt pour la manœuvre !!
_ Oui Amiral !
_ Très bien alors commençons par servir ces dames. La première part ?
_ Euh pour Jennifer !
_ La deuxième ?
_ Pour maman !
_ La suivante… et enfin la dernière ?
_ Pour Mattie !
_ Alors passons aux hommes, la première ?
_ Pour moi !
_ Petit gourmand, ensuite ?
_ Sturgis !
_ Après AJ…. Et enfin, et tu pourras sortir de là.
_ Ben pour papa !
La distribution faite, tout le monde commença à manger de bon cœur.
Pendant ce temps, sur le Patrick Henri, l’ambiance n’était pas vraiment aussi joyeuse.
_ Mais ce n’est pas possible vous n’en faites qu’à votre tête !
_ Oh là, minute papillon, ce n’est pas moi qui suis sorti de ma cabine avec une serviette pour seul vêtement.
_ L’alarme s’est déclenchée vous vouliez que je fasse quoi, j’ai appliqué les procédures.
_ Je suis d’accord, mais voyons Mac, nous sommes sur un navire rempli d’hommes qui n’ont pas touché une femme depuis des semaines et vous, vous sortez à moitié nue sur le pont d’envol.
_ J’ai appliqué le règlement et c’est moi qui suis en tort ! J’en ai marre ! Débrouillez-vous tout seul pour les interrogatoires.
_ Très bien, gardez votre sale caractère et surveillez votre joli derrière toute seule mais venez pas vous plaindre après...
_ Vous avez dit quoi ?
_ Euh rien du tout !
_ Regardez-moi bien Capitaine, moi et mon joli derrière, on va retourner dans notre cabine pour s’habiller et on ne va plus la quitter jusqu’à notre retour pour Washington !
_ Mac vous ne pouvez pas faire ça ! Cette enquête est une vraie misère. J’ai besoin de vous !!
_ Il fallait y penser avant.
_ Mac ! La prochaine fois, c’est moi qui sortirais en serviette sur le pont d’envol si ça peut vous faire plaisir.
_ Et quel plaisir suis-je censée en retirer, Capitaine ? Il n’y a pas une horde de femme pour vous siffler que je sache.
_ Ben comme ça vous serez la seule !
_ Et qui vous dit que le spectacle en vaudra la peine !
_ Très bien, je veux être gentil et je prends encore votre foutu caractère en pleine tête !
Sur ces derniers mots, Ils firent chacun demi-tour et partirent dans des directions opposées.
2ème partie
Chez les Roberts, l’ambiance était toujours bonne enfant, Sturgis avait trouvé la fève, mais pour le moment on ne connaissait pas encore la reine.
_ Allez les filles, dépêchez-vous que l’on sache qui est la reine de tonton Sturgis !
_ Aj voyons !
_ Ben quoi papa, nous on a fini !
_ Je l’ai !
_ Ouai c’est Mattie la reine, youpi. Papa tu me donnes la couronne, je vais la lui mettre.
Aj saisit la couronne et fit le tour de la table, il se mit sur la pointe des pieds et essaya de poser la couronne sur la tête de Mattie sous les regards amusés des adultes. Mattie se pencha légèrement et le petit bout de chou réussit enfin à poser cette fameuse couronne.
_ Très bien, maintenant que nous connaissons notre reine et notre roi il est temps de leur faire connaître leur gage. Aj étant le plus jeune, a eu l’insigne honneur de distribuer les parts. En temps que plus ancien, je réclame le droit de distribuer le gage.
_ Oui c’est une très bonne idée. (Renchérit Harriet.)
_ Alors j’ai déjà mon idée sur ce fameux gage et je dois dire que le hasard a très bien fait les choses.
_ Que voulez vous dire Amiral, je crains le pire.
_ Oui, moi aussi.
_ Alors vous avez pour mission tous les deux d’user de tous les stratagèmes possibles pour mettre deux personnes en couple d’ici la Saint Valentin. Mais bien sûr c’est nous qui choisissons ces personnes.
_ Quoi ?
_ C’est une blague ?
_ Oh moi, je sais qui choisir, hi hi. (Harriet n’arrêtait pas de rire depuis que l’Amiral avait énoncé le défi)
_ Moi aussi, tonton AJ. Je peux choisir dit ?
_ Euh ben AJ, je ne sais pas ! Dis toujours et on votera. (L’amiral n’avait pas prévu l’intervention du petit bout de chou)
_ Alors Mattie et tonton Sturgis, je veux que parrain et marraine aient un bébé.
Tout le monde se décomposa en entendant le petit garçon puis très vite les rires remplirent la salle.
_ Ah ben je vois que tu as eu la même idée que moi fiston.
_ Amiral vous plaisantez, c’est mission impossible de mettre ces deux là ensemble !
_ Moi je n’en suis pas si sûre.
_ Ah Mattie serais-tu quelque chose que nous ignorions ???
_ Possible ! Mais je ne dirais rien ! Seul mon coéquipier sera dans la confidence.
_ Amiral ôtez-moi d’un doute là, ce n’est pas un hasard si les deux personnes concernées ne sont pas là aujourd’hui ?
_ En effet, j’ai depuis longtemps obtenu une dérogation pour ces deux là, mais ils sont aussi aveugles que deux taupes.
_ La saint valentin vous dites ! Bon ça nous laisse un peu de temps.
_ Oh et bien sûr ils ne doivent rien savoir de tout ceci !
_ OK !
L’après midi se finit aussi bien qu’elle avait commencé et déjà Mattie et Jen essayaient de trouver des idées pour mettre Mac et Harm ensembles.
Sur le porte avion par contre ce n’était pas la joie loin de là. Mac avait rejoint sa cabine, mais en arrivant, elle s’était écroulée sur son lit en larmes.
_ Ce que je peux être bête ! Pourquoi je lui balance de telles horreurs à la figure !
Elle passa un bon moment à se maudire puis finit par s’endormir.
Harm de son côté n’était pas plus calme. Il avait arpenté le porte avion de long en large pendant une heure puis s’était finalement rendu au réfectoire. Il prit son temps pour manger, étant plus plongé dans ses pensées que dans son assiette. Au bout d’une heure, les lumières commencèrent à s’éteindre, il allait devoir rejoindre sa cabine. Néanmoins, il commençait à s’inquiéter, Mac n’était pas venue manger et ce n’était pas du tout dans ses habitudes. Il alla jeter un œil en cuisine et récupéra une bouteille d’eau, un bout de pain, du fromage et une pomme. C’est tout ce qu’il trouva mais il espérait que ça suffirait pour faire la paix avec Mac.
Il quitta le mess et se rendit dans les quartiers réservés aux femmes. Il passa devant quelques cabines avant de s’arrêter devant celle de Mac. Il frappa trois coups à la porte mais il n’obtint pas de réponse. Finalement il se décida à entrer. Là, il fut surprit par ce qu’il vit. Mac était allongée sur son lit, complètement nue. Il eut du mal à déglutir puis s’avança lentement dans la pièce pour ne pas la réveiller. Il déposa le semblant de repas sur son bureau, se saisissant au passage d’une couverture sur le lit supérieur pour la déposer délicatement sur Mac. Lorsqu’il observa de plus près de son visage, il vit qu’elle avait les yeux rougis par les larmes. Il se rappela alors leur échange brutal dans les coursives et s’en voulu d’avoir été aussi dur et froid avec elle. Il avait dit cela par jalousie. Oui il était jaloux, jaloux que tous ces hommes l’aient vu dans cette tenue.
3ème partie
Harm était resté un moment assis sur une chaise à la regarder dormir, puis le sommeil avait fini par le gagner lui aussi. Mais pour rien au monde il n’aurait voulu se réveiller.
Il se trouvait allongé à l’ombre d’un palmier, le sable chaud lui chatouillait les orteils. Au loin, une silhouette en bikini s’approchait de lui en courant, ses formes généreuses se balançant au rythme de sa course. Soudain, elle s’arrêta devant lui, un sourire immense sur le visage, elle se pencha à sa hauteur et l’embrassa fougueusement.
_ Alors, tu as fait une bonne sieste mon amour ?
_ Oui mais j’avoue que le réveil est agréable.
_ Ah oui ! Et ça peut être encore mieux tu sais.
Elle s’approcha de lui, avançant sensuellement à quatre pattes, tel un félin. Bientôt elle se retrouva au-dessus de lui et commença à le lécher sur tout le corps.
_ Hum oui Sarah ! Ne t’arrête pas.
Elle s’approcha doucement de son oreille et lui murmura quelques mots.
_ Oh Capitaine, mon Capitaine ! Capitaine ! ! ! Harm réveillez-vous à la fin !
Il fit un bon sur sa chaise en réalisant qu’il se trouvait sur le porte avion. Mac le regardait avec de grands yeux. Mon dieu avait-il parlé dans son sommeil ?
_ Harm ? Vous êtes avec moi ? Qu’est ce que je ne dois pas arrêter ?
_ …. Pardon ?
_ C’est ce que vous avez dit !
_ Ah bon ? Je ne me souviens pas, désolé. Euh Mac vous….
_ Je quoi ?
_ Vous êtes nue !
_ Oh mon dieu, retournez-vous bon sang !
_ Euh oui excusez-moi !
Mac tout comme Harm étaient devenus rouge cramoisi. Le problème c’est que ces vêtements se trouvaient de l’autre côté de la chambre. Elle se saisit de son drap et s’enroula dedans. Elle passa à côté de Harm et attrapa ses affaires sur la chaise avant de filer dans la salle de bain. Elle resta un moment à se regarder dans le miroir. Elle ne savait pas encore si elle pourrait à nouveau le regarder droit dans les yeux. Elle réfléchissait et se posait une question, n’y pouvant plus, elle demanda à Harm ce qui la tracassait tant.
_ Harm ? !
_ Euh oui Mac ! Il y a un souci ?
_ Je voulais savoir, lorsque vous êtes entré dans ma cabine, vous m’avez trouvée endormie n’est-ce pas ?
_ Euh oui !
_ Est-ce que j’étais nue ? Je veux dire est-ce que je…
_ C’est moi qui vous ai recouvert avec la couverture.
_ ….
_ Mac ! Vous allez bien?
_ Allez vous en !
_ Mais Mac je n’y suis pour rien ! Je… Et puis vous êtes sublime.
Elle sortit de la salle de bain et se planta devant lui !
_ Ah oui ! Et vous avez aimé le spectacle sans doute !
_ Mac, vous êtes une très belle femme, et je dois dire que vous avez de très belles….
_ Stop ! Fusée rouge Capitaine !
_ Mac écoutez ! Je m’excuse pour tout à l’heure, et j’aurais sans doute fait la même chose que vous. D’ailleurs de nombreux hommes sont sortis dans la même tenue.
_ Pourquoi je fais toujours tout à l’envers !
_ Ne dites pas ça.
Il s’approcha d’elle et la serra tendrement dans ses bras. Ils restèrent un moment comme ça, puis Sarah commença à avoir sommeil. Harm la porta jusqu’à sa couchette et la déposa délicatement.
_ Non, ne partez pas !
_ Mac, je…
_ S’il vous plait !
_ Ce n’est pas une bonne idée !
_ Harm, vous êtes mon meilleur ami, je me sens si mal de tout ce qui vient de se passer. Je veux juste sentir votre présence. Je ne sais pas pourquoi, ça m’apaise de vous savoir là, à côté de moi.
_ D’accord.
Harm s’allongea près de Mac et l’entoura de ses bras. Très rapidement le sommeil les gagna.
4ème partie
8 janvier 2005
Cela faisait maintenant deux jours que Mattie se creusait la tête pour trouver une idée. Elle en avait bien une mais bon, ce n’était pas vraiment son genre de trahir une promesse. Elle décida de se rendre au JAG pour essayer d’élaborer un plan avec Sturgis. Elle arriva sur les coups de midi et Sturgis l’invita à déjeuner pour qu’ils puissent discuter tranquillement.
_ Alors ça se passe bien l’école ?
_ Oui pas de problème ! Par contre pas d’idée pour notre petit défi !
_ Ne m’en parle pas, j’ai beau retourner ça dans tous les sens, je ne trouve pas !
_ C’est idiot, enfin non, ils sont idiots ! Ils s’aiment, tout le monde le sait, sauf eux !
_ Ouai enfin sauf Harm !
_ Comment ça ! Moi je dirais sauf Mac ! Elle ne se rend même pas compte qu’elle le rend dingue !
_ Harm a beau être mon ami, il est aveugle. Cette femme l’aime plus que sa vie et lui il ne voit rien !
_ Stop là ! Détiendrais-tu des informations que je n’ai pas ?
_ Euh… Qu’est ce qui te fait dire cela ?
_ Moi je sais quelque chose mais j’ai promis de me taire !
_ Ah alors comme ça nous sommes deux !
_ Attends, mais j’y pense, j’ai promis de ne rien dire à Mac ! Mais tu n’es pas Mac !
_ Euh… non pas à ce qu’il me semble ! Et moi j’ai promis de ne rien dire à Harm !
_ Tu me dis ce que tu sais et je te dis ce que je sais ! C’est plutôt un bon deal !
_ Ok ! Ça me va et puis c’est pour leur bien !
_ Tu commences ?
_ Bon ok, alors disons que Mac, a laissé échapper devant moi qu’elle était amoureuse de Harm !
_ C’est vrai ? Quand ça ?
_ Alors attends une seconde, ça doit faire 3 ans !
_ 3 ans ?! Et tu n’as rien dit pendant tout ce temps ? Moi ça ne fait que quelques semaines que Harm m’a avoué qu’il l’aimait !
_ Je trouve déjà étonnant qu’il te l’ai dit !
_ Ce n’est pas faux ! Bon maintenant qu’on est certain qu’ils s’aiment vraiment, on fait quoi ?
_ Je pense qu’on doit les amener à se parler enfin ! Toi, tu insistes auprès de Harm pour qu’il lui avoue ses sentiments et moi je m’occupe de Mac. Ils rentrent dans quelques jours, ça nous laisse le temps de préparer un beau discours.
Pendant ce temps, sur le Patrick Henri, l’enquête suivait son court. Mac avait déjà interrogé plus de quinze marins en une seule matinée et elle espérait que son collègue ait fait aussi bien qu’elle. Elle se dirigea donc vers le mess, lieu ou Harm conduisait ses interrogatoires. Là, elle le trouva complètement détendu, faisant de grands sourires et discutant avec l’infirmière de bord. Elle s’approcha de leur table d’un pas décidé, la jalousie guidant ses actes. Elle se saisit de la pile de dossiers de son collègue et là, elle cru qu’elle allait exploser.
_ Deux ? Seulement deux ! Mais vous vous tournez les pousses ou quoi ? Je vous rappelle que nous somme ici pour mener une enquête et non pas pour remplir votre carnet de rendez-vous ! Lieutenant, vous pouvez disposer, nous n’avons plus de questions !
_ Non mais ça ne va pas Mac ! Qu’est ce qui vous prend ! Abby est l’infirmière de bord et donc détient de nombreuses informations. Il était de mon devoir d’en savoir un peu plus sur elle et ses activités.
_ Abby ! Non mais vous vous fichez de moi ou quoi ?
_ Serait-on jalouse Marines ?
_ Jalouse de cette blonde mal coiffée, sûrement pas !
_ Oh que si vous êtes jalouse !
_ Je vous dis que non ! Alors qu’avez-vous appris ?
_ Ben rien du tout ! J’en suis au point mort ! Mais j’ai un rencard samedi soir, le bateau rentre au port.
_ Et vous êtes fier de vous en plus ! Non mais ravalez-moi ce sourire. Je vais faire mon rapport à l’Amiral, j’espère que vous aurez plus avancé dans vos interrogatoires.
Mac se saisit d’un sandwich et quitta le mess pour se rendre dans sa cabine. Là elle balança tous ses dossiers contre le mur puis se laissa tomber le long de la porte avant éclater en sanglots en touchant le sol.
_ Mais pourquoi diable a-t-il invité cette fille à dîner. Oui je suis jalouse et j’en ai assez que ce calamar prétentieux me fasse tourner en bourrique. Pourquoi elle et pas moi ! Qu’a-t-elle de plus que moi ? Harmon Rabb Junior j’en ai assez, vraiment plus qu’assez de devoir rester toujours loin de votre vie, de n’être qu’une simple amie à qui vous racontez vos rendez-vous du samedi soir quand les miens restent si désespérément vides. Mais mon dieu ! Qu’ai-je fais pour tomber amoureuse de ce fichu pilote.
Mac resta encore un bon moment à pleurer, ses nerfs de marines venaient de lâcher. Elle était, pendant un instant, redevenue cette femme vulnérable et seule. Elle se ressaisit, se releva et alla ramasser ses dossiers. Elle les posa sur son bureau et alla se passer un peu d’eau sur les yeux, il ne fallait pas que Harm s’aperçoive qu’elle avait pleuré. Maintenant elle savait ce qu’elle devait faire. Tourner la page et s’éloigner au plus vite de cet homme qui lui faisait perdre la tête.
5ème partie
17 janvier 2005
L’enquête avait duré plus longtemps que prévu, Mac et Harm étaient donc revenus à Washington dans la nuit de vendredi. Entre eux, le ton était des plus glacial, les incidents s’étaient enchaînés et cette fois, ils étaient vraiment fâchés. Harm avait passé plus de temps à jouer le joli cœur auprès de l’infirmière qu’à mener son enquête. Mac, du coup, avait passé dix jours pratiquement seule, restant dans sa cabine à l’écart de cette vision d’horreur.
Elle avait consacré tout son week-end à rédiger un courrier de demande de mutation. Elle était bien décidée cette fois, à aller de l’avant.
Elle était au bureau depuis déjà plus d’une heure lorsque Harm pénétra enfin sur le plateau du JAG. Une fois encore, il était en retard et ils allaient se faire enguirlander par l’Amiral à cause de lui. Elle sortit de son bureau et l’interpella sèchement.
_ Capitaine ! Vous êtes en retard, cela fait plus de vingt minutes que l’Amiral nous attend !
_ Je suis dé…
_ Désolé comme d’habitude ! Bon on y va ?
Il l’avait suivie sans rajouter un mot, Mac était de mauvaise humeur et mieux valait ne pas en rajouter. Elle avait prononcé ces mots sur un ton glacial, et tout le plateau était resté surpris par cet échange. Sturgis et Bud, qui n’avaient pas perdu une miette de leur dispute étaient rentrés dans le bureau de ce dernier pour en parler.
_ Mais qu’est ce qu’ils ont encore ces deux là ?
_ Je me posais exactement la même question. Il a du se passer quelque chose.
_ C’est certain j’ai rarement vu le Colonel dans cet état.
_ Ben, je dois avouer qu’elle m’a donné la chair de poule. Je sens que ma mission vient de se corser. Je vais essayer de questionner Mac. Vous pouvez essayez de tirer les vers du nez de notre pilote !
_ Oui bien sûr !
Pendant ce temps, dans le bureau de l’Amiral, nos deux avocats en prenaient pour leurs grades.
_ Rabb ! Vous ne pouvez pas arriver à l’heure non d’un chien ! Le secrétaire d’Etat attend le compte rendu de votre enquête, il vient de me passer un savon ! Et vous Mackenzie ! Mais qu’est ce qui vous a pris non de dieu ?
_ Euh… De quoi parlez-vous Amiral ?
_ De quoi ? De votre petite escapade en serviette de bain sur le pont d’envol, voilà de quoi je parle ! Et vous ne rigolez pas Capitaine !
_ Je… je suis désolée Amiral, je…
Mac ne put finir sa phrase, elle sentit les larmes lui monter et sortit en courant du bureau de son Co ! L’Amiral se tourna vers Harm attendant une explication mais il n’obtint qu’un haussement d’épaule pour réponse. Il décida donc de partir à la recherche de son chef d’état major, ce n’était pas dans ses habitudes d’agir de la sorte. Après dix minutes de recherches, il finit par la retrouver enfermée dans les toilettes des femmes.
_ Colonel ? Colonel, vous allez bien ?
_.....
_ Mac, sortez de là ! C’est un ordre !
Mac ouvrit doucement la porte et se trouva nez à nez avec son Co. Il n’en revint pas, elle avait le visage empli de larmes, jamais il ne l’avait vue dans cet état.
_ Je…je n’ai pas fait exprès, je ne voulais pas….
_ Mac, arrêtez de pleurer, ce n’est pas si grave ! Par contre vous m’inquiétez, Ce n’est pas dans vos habitudes de vous mettre dans des états pareils.
_ Amiral, je… Je voudrais me faire muter.
_ Quoi ?!!!!!
_ Je ne veux plus rester ici. Je souffre trop !
_ Vous souffrez ? Qu’y a-t-il ? Vous pouvez me parler, je peux entendre vos problèmes Mac. Il faut savoir se confier de temps en temps.
_ Je… je ne peux pas, je suis désolée Amiral.
_ Très bien, mais sachez, que ma porte sera toujours ouverte pour vous.
_ Merci, c’est gentil. Tenez, voici ma demande de mutation.
_ Je ne peux pas vous faire changer d’avis ?
_ Non !
_ Est-ce que ça a un rapport avec le Capitaine Rabb ?
_ Je ne souhaite pas en parler monsieur !
_ Très bien !
Pendant ce temps là sur le plateau, beaucoup s’interrogeaient sur la sortie précipitée de Mac. Tout le monde avait assailli Harm de question, mais il n’avait pas su quoi leur répondre. L’amiral revint enfin sur le plateau et demanda expressément que chacun regagne son poste avant de retourner dans son bureau, invitant Harm à le suivre.